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Message par yacoub le Mar 30 Oct - 14:11

La kamikaze Mna Guebla faisait partie d’Ennahdha, selon Fatma Mseddi
Par IB - 30 octobre 2018 - 12:53

La membre de la commission d’enquête sur les réseaux d’envoi des jeunes vers les zones de conflit, Fatma Mseddi, a déclaré ce mardi que la femme-kamikaze, auteure de l’attentat perpétré hier à l’avenue Habib Bourguiba, faisait partie du Mouvement Ennahdha.

Cette information se base sur des données sécuritaires, insiste la politicienne.

L’attaque est, selon elle, une réponse et d’un message de l’appareil secret d’Ennahdha par rapport aux mouvements et informations circulant à son sujet depuis quelques semaines, notamment celles dévoilées par comité de défense chargé de l’affaire des assassinats de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi.

A la question du journaliste, la députée a confirmé que ses propos sont une accusation directe contre Ennahdha, ajoutant qu’elle impute la responsabilité de ce qui s’est passé à ce parti.
=================================================

Une fusillade a eu lieu ce samedi dans la principale synagogue de Pittsburgh, faisant 11 morts et 6 blessés selon les médias américains.


Voici les principales informations concernant cette attaque :

• 11 morts sont à déplorer ainsi que de 6 blessés, dont 4 policiers, selon un bilan officiel communiqué samedi par les autorités.

• Le tireur, identifié comme Robert Bowers, s'est rendu à la police après la fusillade. Il était lourdement armé, à savoir d'un fusil d'assaut AR-15 et de plusieurs armes de poing. Inculpé de 29 chefs d'accusation, il sera jugé au niveau fédéral et encourt la peine de mort. Il a comparu devant un juge fédéral à la mi-journée.

• Selon l'ancien président de la synagogue "Tree of Life", près de 40 fidèles de la communauté juive étaient présents sur les lieux au moment de l'attaque.

• Les victimes, trois femmes et huit hommes, étaient âgées de 54 à 97 ans. Elles habitaient toutes Pittsburgh ou sa région.

• Donald Trump a dénoncé "la haine" qui règne aux Etats-Unis et appelé à durcir la législation sur la peine de mort. Le président américain se rendra sur place mardi. Il a également accusé les médias d'être à l'origine du climat de haine et de division dans le pays.

• En hommage aux victimes, Donald Trump a ordonné que tous les drapeaux à la Maison Blanche, sur les bâtiments publics, dans les camps militaires, dans les bases navales et sur les navires de guerre soient en berne jusque mercredi.

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Message par yacoub le Dim 18 Nov - 14:43


Prix Ibn Khaldoun 2018 : Beit El Hikma, l’Orientale de Naples et l’Institut de Varsovie lauréats
Par Hatem Bourial - 17 novembre 2018 - 09:50

Boguslaw Zagorski (Institut Ibn Khaldoun de Varsovie)

La cérémonie de remise des prix Ibn Khaldoun 2018 a eu lieu hier, vendredi 16 novembre, au siège de la Khaldounia à Tunis.

Créés par l’Association Med 21, les prix Ibn Khaldoun sont remis chaque année à des personnalités ou des institutions par un comité présidé par le professeur Habib Kazdaghli.

Ces prix bénéficient de l’appui de la Bibliothèque nationale et de la Fondation Rosa Luxembourg.

Ces récipiendaires sont choisis sur les rives nord et sud de la Méditerranée ainsi que dans d’autres pays pour la catégorie « reste du monde »..

Les prix pour l’année 2018 ont été décernés à l’Académie Beit El Hikma pour la rive sud, l’Université des études orientales de Naples pour la rive nord et l’Institut Ibn Khaldoun de Varsovie pour le reste du monde.

De plus, un prix à titre posthume a été décerné à Béatrice Slama, universitaire tunisienne récemment décédée.

C’est pour la troisième année consécutive que ces prix sont décernés. Notons par ailleurs la performance musicale de Chiraz Jaziri au cours de la cérémonie de remise des prix.

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Message par yacoub le Mar 15 Jan - 15:08

Tunisie : 41 peines de mort pour les auteurs d’un attentat contre l’armée
>International|Le Parisien avec AFP| 12 janvier 2019, 23h35 |7
Trois jours de deuil national avaient été instaurés après l’assassinat des quinze militaires. AFP/Fethi Belaid
L’attaque s’était produite en juillet 2014 et avait causé la mort de 15 membres de l’armée tunisienne.

Quarante et un djihadistes ont été condamnés à la peine de mort en Tunisie pour leur participation à une attaque qui avait fait 15 morts parmi les forces de sécurité en juillet 2014 à la frontière avec l’Algérie.

Les 41 hommes, dont seulement deux sont en détention, les 39 autres étant en fuite, ont été condamnés vendredi par le tribunal de première instance de Tunis, a indiqué le porte-parole du pôle antiterroriste du parquet, Sofiene Sliti.

Ils étaient affiliés au groupe djihadiste Etat islamique, a-t-il ajouté. La peine capitale fait l’objet d’un moratoire depuis 1991 en Tunisie : de telles peines continuent à être prononcées mais pas exécutées.

L’attaque la plus meurtrière pour l’armée tunisienne

Le 16 juillet 2014, quinze militaires avaient été tués dans un assaut « terroriste » sur le mont Chaambi, dans une zone de la région de Kasserine (centre ouest) qui reste un repaire pour les combattants extrémistes.

Le ministère de la Défense avait alors indiqué que 40 à 60 « terroristes » armés de mitrailleuses et de lance-roquettes avaient ouvert le feu à l’heure de la rupture du jeûne du ramadan, sur des soldats dans la région de Henchir El-Talla.

Cinq soldats avaient été tués par balles, neuf autres dans l’incendie de leur tente après les tirs, et un quinzième était décédé plus tard. Un deuil national de trois jours avait été proclamé suite à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire de l’armée tunisienne.
La Tunisie fréquemment frappée par le terrorisme

Après sa révolution de 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance djihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de civils et de touristes étrangers.

LIRE AUSSI >Tunisie : le tourisme, plus fort que le terrorisme

Même si la situation sécuritaire s’est nettement améliorée, des groupes djihadistes subsistent notamment à la frontière algérienne et le pays reste sous état d’urgence depuis l’attentat suicide commis en plein Tunis contre la sécurité présidentielle (12 agents tués), en novembre 2015.

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Message par Pat le Sam 19 Jan - 0:26

Oui, tu as raison, certaines personnes ou certaines religions ne respectent pas ce que Dieu demande, surtout questions d'amour de son prochains, voilà ce que ca donne ...
Mais pas parce que l'ISLAM agis de cette façons ou certaines personnes agissent mal que tu dois oubliet Dieu pour autant ...
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Message par salah’din le Ven 25 Jan - 1:34

je suis muslim pas terroriste

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Message par Mormon le Ven 8 Fév - 22:03

La Tunisie aux Tunisiens...
Les Tunisiens en Tunisie...
Allez, hop, hop, hop, lsaladin on fait sa valise et on va étaler son racisme anti-chrétien à Tunis...
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Message par yacoub le Sam 9 Fév - 11:14

salah’din a écrit:je suis muslim pas terroriste


Quand je clique j'ai ça
Une erreur s'est produite. Veuillez réessayer ultérieurement. (ID de lecture : J-U9zKyMtVE72kO0)
En savoir plus

Il vaut mieux toujours donner l'adresse web de la vidéo sans les balises

https://youtu.be/3jYulcP9rZo

Puis avec les balises

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Message par georges le Jeu 27 Juin - 15:24

Tunisie : un policier tué et huit blessés dans deux attentats-suicides à Tunis

Ce double attentat témoigne de la résilience de certains groupes terroristes en Tunisie, malgré une amélioration générale de la situation sécuritaire.

Par Frédéric Bobin et Mohamed Haddad Publié aujourd’hui à 13h46, mis à jour à 15h15

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Les forces de sécurité tunisiennes sur l’avenue Bourguiba, à Tunis le 27 juin 2019. FETHI BELAID / AFP

Un policier a été tué et huit autres personnes ont été blessées, jeudi 27 juin à Tunis, dans deux attentats différents dans le centre-ville et devant une caserne de la garde nationale, des incidents témoignant de la résilience de certains groupes terroristes en Tunisie malgré une amélioration générale de la situation sécuritaire.

La première attaque, qui a fait cinq blessés, a été perpétrée par un kamikaze s’étant fait exploser devant une voiture de la police municipale. Selon un journaliste du Monde Afrique présent sur place, l’attaque a eu lieu au niveau des arcades de l’avenue Charles-de-Gaulle qui prolonge la célèbre avenue Bourguiba vers l’entrée de la médina. « J’ai vu les parties du corps du kamikaze se disperser », témoigne une femme en état de choc. Un autre témoin rapporte qu’il a vu la « voiture de police soulevée » par le souffle de l’explosion.

Dans les minutes qui ont suivi, des unités antiterroristes, le visage dissimulé par des cagoules, ont fait leur apparition, bloquant les accès des différentes rues de ce centre-ville très fréquenté. Au milieu des sirènes hurlantes, de nombreux policiers en civil vérifiaient l’identité de passants leur semblant présenter l’apparence de ressortissants étrangers. Par ailleurs, un autre véhicule a explosé sur le parking de la direction antiterroriste de la caserne d’El Gorjani, à Tunis, faisant quatre blessés parmi les policiers.

« Nous avions démantelé ces dernières semaines de nombreuses cellules terroristes dormantes », a commenté un responsable de l’information du gouvernement, Yousef Chahed, qui fait état d’une opération de « démantèlement » jeudi matin dans la région de Gfasa (centre-ouest).

Ce double attentat survient dans un contexte politique tendu, alors que les Tunisiens sont appelés à voter à l’automne pour un double scrutin, législatif et présidentiel. L’adoption d’une nouvelle loi électorale visant à écarter des candidats « outsiders » bousculant les partis politiques établis a soulevé de vives controverses. Pour ne rien arranger à ce climat chargé d’inquiétudes, le président de la République Béji Caïd Essesbsi, âgé de 92 ans, a été hospitalisé jeudi pour un « malaise grave », a annoncé la présidence tunisienne.
Année noire de 2015

Le 29 octobre 2018, une attaque quasi similaire à celle de jeudi s’était produite sur l’avenue Bourguiba. Une femme kamikaze s’était fait exploser à proximité d’un véhicule de police, blessant vingt personnes, dont quinze membres des forces de l’ordre et cinq civils.

Ces deux séries d’attaques – de facture plutôt artisanale – surviennent alors que la Tunisie avait recouvré une certaine sécurité après l’année noire de 2015. Celle-ci avait vu se succéder l’attaque contre le Musée du Bardo le 18 mars (vingt-deux morts, dont vingt et un touristes et un policier), l’assaut contre la station balnéaire de Port El-Kantaoui près de Sousse le 26 juin (trente-huit touristes étrangers tués) et l’attentat-suicide contre un bus de la garde présidentielle dans la capitale le 24 novembre (douze policiers tués).
Lire aussi Une femme commet le premier attentat à Tunis depuis 2015

Ces trois attaques avaient été revendiquées par l’organisation Etat islamique (EI). Tout comme l’EI avait revendiqué l’attaque du 7 mars 2016 contre Ben Gardane, ville frontalière avec la Libye, qui avait tué, à l’issue de combats très violents, douze membres des forces de l’ordre et sept civils. Quarante-six assaillants djihadistes avaient aussi trouvé la mort.

Depuis lors, le péril terroriste avait cessé de préoccuper la population tunisienne alors que les forces de sécurité poursuivaient leur travail de démantèlement des « cellules dormantes ». La perception extérieure de la Tunisie s’était notablement améliorée comme l’a illustré une reprise de la fréquentation touristique ces deux dernières années.
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Message par Marmhonie le Lun 1 Juil - 1:01

Aucun pays n'est à l'abri du terrorisme islamique.
Il ne faut jeter la pierre aux tunisiens, au contraire les soutenir contre la barbarie.

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Message par yacoub le Ven 5 Juil - 14:17

A mon avis, la Tunisie va être le premier pays "musulman" qui interdira l'islam

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Message par yacoub le Sam 27 Juil - 10:53

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La Tunisie en deuil s'apprête à enterrer son président

L'ambulance transportant le corps du président tunisien Béji Caïd Essebsi quitte l'hôpital militaire de Tunis le 26 juillet 2019 / AFP

La Tunisie s'apprête samedi à rendre un hommage national à son premier président élu démocratiquement au suffrage universel, Béji Caïd Essebsi, qui doit être enterré en présence de plusieurs chefs d'Etat et d'une foule de Tunisiens.

Une élection présidentielle anticipée pourrait avoir lieu dès le 15 septembre.

La dépouille du président décédé jeudi à l'âge de 92 ans a rejoint vendredi le palais présidentiel de Carthage qu'il occupait depuis 2014, en présence de centaines de Tunisiens venus se recueillir à sa sortie de l'hôpital militaire.

Une cérémonie officielle est prévue à 11H00 locales (10H00 GMT), en présence du président français Emmanuel Macron, du chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, du président algérien par intérim Abdelkader Bensalah ou encore du secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit.

Le cortège funèbre quittera le palais de Carthage vers le cimetière du Djellaz, à environ 25 kilomètres de là, où il sera inhumé aux côtés des membres de sa famille.
Tunisie terre d'islam Tunisien-assiste-passage-convoi-transportant-corps-president-tunisien-Beji-Caid-Essebsi-Tunis-26-juillet-2019_1_729_492

Un Tunisien assiste au passage du convoi transportant le corps du président tunisien Béji Caïd Essebsi à Tunis le 26 juillet 2019 / AFP

De nombreux Tunisiens sont attendus dans ce vaste cimetière en plein Tunis pour faire leur dernier adieu à leur président, décédé le jour où la Tunisie célébrait la proclamation de la République en 1957.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué avoir déployé un important dispositif de sécurité, tout en respectant les "rassemblements spontanés de citoyens".

"Le président Béji Caid Essebsi appartient au peuple tunisien et chaque Tunisien a le droit d’assister à ses funérailles", a écrit son fils Hafedh, sur Facebook.

Certains Tunisiens rendaient dès vendredi des hommages spontanés au président, déposant des fleurs à proximité du palais.


Vendredi, les journaux ont été imprimés en noir et blanc, de nombreux sites d'informations arboraient des logos en deuil et la télévision nationale continuait à diffuser des versets du coran entre les journaux d'actualités.
La Tunisie en deuil s'apprête à enterrer son président


Tunisie terre d'islam Unes-journaux-tunisiensla-president-Beji-Caid-Essebsi-26-juillet-2019_2_729_507
Des Unes de journaux tunisiens après la mort du président Béji Caïd Essebsi, le 26 juillet 2019 / AFP

La Tunisie a décrété sept jours de deuil en hommage à son président, et des matches de foot ainsi que des évènements culturels ont été annulés.

Depuis l'annonce du décès, les hommages internationaux ont afflué pour saluer le rôle crucial du président dans la "marche vers la démocratie" dans le berceau du Printemps arabe. Des pays voisins comme l'Algérie, l’Égypte, la Libye, la Jordanie ou la Mauritanie ont décrété trois jours de deuil.

Le chef du Parlement Mohamed Ennaceur, 85 ans, qui a prêté serment quelques heures après le décès de M. Caïd Essebsi, est chargé d'assurer la présidence par intérim pour 90 jours maximum, soit jusqu'à fin octobre.

L'instance supérieure indépendante chargée d'organiser des élections (Isie) a annoncé jeudi une élection présidentielle anticipée "probable" dès le 15 septembre, au lieu du 17 novembre initialement prévu, ce qui bouleverse le calendrier électoral. Des législatives sont prévues le 6 octobre.
La Tunisie en deuil s'apprête à enterrer son président

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi, le 30 octobre 2018 à Berlin / dpa/AFP

Le calendrier n'a pas encore été confirmé par l'Isie.

De nombreux Tunisiens se sont dit fiers de la transition rapide mise en place dans le pays pionnier des Printemps arabes, dont la fragilité des institutions avait été mise en évidence lors d'une première hospitalisation de M. Essebsi fin juin, qui avait laissé craindre une vacance du pouvoir.

La Tunisie est le seul des pays arabes touchés par les contestations à poursuivre sur la voie de la démocratisation malgré les soubresauts politiques, la morosité économique et des attaques jihadistes.

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Message par yacoub le Mar 17 Sep - 6:03

Présidentielle en Tunisie: qui sont les deux candidats surprises du premier tour?

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Nabil Karoui et Kaïs Saïed, deux candidats «outsiders», arrivent en tête du premier tour de la seconde élection présidentielle en Tunisie depuis le «Printemps arabe».

La Tunisie s’est réveillée lundi matin sidérée après le premier tour d’une élection présidentielle hors norme, dont les deux premières places ont été revendiquées par deux outsiders «anti-système», des résultats confirmés depuis par l’Instance des élections (Isie).

Kaïs Saïed, commentateur politique et constitutionnaliste, sans parti politique, arrive en tête avec 19% des voix, selon les résultats officiels préliminaires portant sur plus d’un quart des suffrages. Nabil Karoui, homme d’affaires en prison sous le coup d’une enquête pour blanchiment et fraude fiscale, récolte pour sa part 14,9% des voix, au coude à coude avec le candidat du parti islamo-conservateur Ennahdha, Abdelfattah Mourou (13,1% des voix). «Un verdict qu’on n’attendait pas», s’est exclamé le quotidien La Presse. «La gifle», a titré Le Temps dans son éditorial, tandis que le journal arabophone Echourouk a parlé d’un «tremblement de terre politique» et le Maghreb d’un «tsunami». Le taux de participation était de 45,02%, un chiffre faible au regard des 64% du premier tour de la présidentielle en 2014.
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● Kaïs Saïed, le plus conservateur

«Je suis le premier du premier tour, et si je suis élu président j’appliquerai mon programme», a-t-il déclaré à l’AFP, dans un petit appartement délabré du centre de Tunis, entouré d’une quinzaine de personnes ayant participé à sa campagne. Surnommé «Robocop» en raison de son débit saccadé, de son visage de cire et de sa posture rigide, Kaïs Saïed est un constitutionnaliste qui a fait campagne uniquement au porte-à-porte, sans meetings et sans moyens financiers.

Cet universitaire de 61 ans s’est fait connaître en décryptant depuis 2011 les premiers soubresauts de la démocratie tunisienne sur les plateaux télévisés. Kaïs Saïed est un néophyte en politique. Pourtant son ascension depuis le printemps dernier a été perçue comme l’expression du ras-le-bol vis-à-vis de la classe politique traditionnelle, renforcée par son discours «anti-système» et très conservateur. Son principal axe de campagne a d’ailleurs été de critiquer les élites au pouvoir, renvoyant dos à dos tous les partis, et refusant tout programme vendant de «l’illusion». Il propose un changement de système en changeant d’institutions: réforme de la Constitution et des modes de scrutins, décentralisation «afin que la volonté du peuple parvienne jusqu’au pouvoir central et mette fin à a corruption», a-t-il indiqué durant sa campagne. «Le rôle traditionnel et habituel du pouvoir central est fini», selon lui. «Le peuple crée la richesse et doit en bénéficier». «Puisque le slogan (de la révolution de 2011, NDLR) est ‘le peuple veut’, donc le peuple doit pouvoir mettre en oeuvre ce qu’il veut», martèle-t-il.

Sa campagne, low-cost, n’a donné lieu à aucun meeting. En revanche il a sillonné une centaine de villes, serrant les mains sur les marchés ou dans les cafés. «Je suis un candidat indépendant, je ne représente aucun des partis», a-t-il fait valoir sur la radio Shems FM. «Je fais ma campagne par mes propre moyens, et je refuse tout aide, même un millième». Régulièrement entouré de jeunes, étudiants ou jeunes actifs, il défend des positions socialement conservatrices. Selon le comparatif de l’Observatoire pour la défense du droit à la différence, qui a classé les candidats selon leurs positions sur les libertés individuelles, M. Saïed est l’un des plus conservateurs: il est contre l’abolition de la peine de mort, contre l’abrogation des textes punissant l’homosexualité et les atteintes à la pudeur. Il s’est également prononcé clairement contre l’égalité en matière d’héritage, une question délicate car elle touche à un principe dicté par le Coran, selon lequel une femme hérite le plus souvent moitié moins qu’un homme du même degré de parenté. Chargé de cours à la retraite, M. Saïed est père de trois enfants.

● Nabil Karoui, le plus populiste

L’homme d’affaires de 56 ans est derrière les barreaux depuis le 23 août dernier pour «blanchiment d’argent», et la justice a refusé par trois fois ses demandes de libération. Fondateur de la chaîne privée Nessma, taxé de «populiste» par ses détracteurs - le chef de gouvernement sortant, Youssef Chahed, le surnomme le «Berlusconi tunisien»- il a bâti sa popularité en organisant des opérations caritatives dans les régions défavorisées du pays, abondamment relayées par Nessma. La chaîne diffuse en effet quotidiennement «Khalil Tounes», une émission caritative en mémoire du fils de Nabil Karoui, Khalil, mort dans un accident de voiture en 2016.

» LIRE AUSSI -Tunisie: qui est l’atypique Abdelfattah Mourou, candidat d’Ennahdha à la présidentielle?

Après la révolution de 2011, Nessma, jusque là essentiellement cantonnée au divertissement et à la téléréalité, se tourne vers l’information en dialecte tunisien. Elle devient alors l’une des principales chaînes privées du pays. Nabil Karoui rompt parallèlement avec les cercles du pouvoir, dont il était proche. «Nabil Karoui est originaire du système, mais il a joué la carte du peuple contre l’establishment, la classe politique dont il est issu s’est (alors) liguée contre lui», analyse le politologue Hamza Meddeb pour l’AFP. Nessma est pointée du doigt pour son manque de transparence sur son capital. Elle finit par être interdite de diffusion en octobre 2018 par le régulateur de l’audiovisuel tunisien. Mais Nessma TV n’obtempère pas, et Nabil Karoui y déclare sa candidature à la présidentielle fin mai. Depuis, la chaîne mène campagne tambour battant pour son fondateur.


Son interpellation le 23 août, à dix jours du début de la campagne, n’aura pas stoppé son ascension, au contraire. Depuis son incarcération, Nabil Karoui, à la tête d’un nouveau parti «Qalb Tounes» («Au coeur de la Tunisie»), a dénoncé une «tentative de coup d’Etat» accusant le gouvernement d’instrumentaliser la justice pour l’écarter de la course au pouvoir, et se présente comme un «prisonnier politique» en grève de la faim depuis jeudi dernier. Il est marié à Salwa Smaoui, cadre chez Microsoft, qui a quitté temporairement son emploi pour asssurer la campagne de son époux.

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Message par Marmhonie le Mer 18 Sep - 12:57

Présidentielle en Tunisie, deux étranges candidats surprises

Qui sont les deux candidats surprises venus on ne sait d'où ?

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Tout va bien, vraiment 😜

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Message par georges le Ven 15 Nov - 0:00

Tunisie : Le chef du parti d'inspiration islamiste d'Ennahdha a été élu président du Parlement
ALLIANCE Rached Ghannouchi a été élu à la présidence de l'Assemblée dès le premier tour à la majorité absolue

Rached Ghannouchi, en meeting à Tunis, le 3 octobre 2019. — Hassene Dridi/AP/SIPA
Rached Ghannouchi, chef historique du parti d'inspiration islamiste Ennahdha arrivé en tête des législatives en Tunisie, a été élu mercredi président du Parlement. Il s’agit de la première fonction dans les hautes sphères de l’Etat de cet ancien opposant islamiste, qui avait brigué son premier mandat lors des législatives du 6 octobre.
Cette élection intervient au moment où Ennahdha se prépare à annoncer, d’ici vendredi, le nom de la personnalité choisie pour former un exécutif. « C’est possible que le chef du gouvernement soit issu du premier rang d’Ennahdha, (ou) du 10e rang d’Ennahdha (ou) des amis d’Ennahdha, a assuré Rached Ghannouchi à la presse mercredi. Mais il ne va pas être en dehors de ce cercle ».
Se poser en rempart contre l’islamisme
Rached Ghannouchi, 78 ans, a été élu à la présidence de l’Assemblée dès le premier tour à la majorité absolue, avec 123 voix sur 217, après un accord avec le parti libéral Qalb Tounes, de Nabil Karoui, selon plusieurs sources. La vice présidence de l’Assemblée a d’ailleurs échu à une député de Qalb Tounes, Samira Chaouachi, élue également au premier tour avec 109 voix.
Nabil Karoui, vaincu à la présidentielle le 13 octobre par Kais Saied, un universitaire sans parti, avait pourtant tenté de se poser en rempart contre l’islamisme durant la campagne, et son parti avait exclu avec véhémence une telle alliance. Poursuivi pour blanchiment et fraude fiscale, Nabil Karoui a accusé Ennahdha d’avoir en outre manigancé pour le faire incarcérer cet été.


Une Assemblée composée aux trois quarts de députés novices
Le parti d’inspiration islamiste s’est présenté, lui, comme le fer de lance des idéaux de la révolution de 2011, en promettant de rompre avec le passé notamment incarné, selon le parti, par Nabil Karoui. Mais avec seulement un quart des sièges dans un Parlement morcelé, Ennahdha doit faire d’importantes concessions pour arriver à ses fins.
Surtout, conséquence d’un vote sanction visant les dirigeants sortants, Rached Ghannouchi va présider une Assemblée composée aux trois quarts de députés novices, n’ayant jamais siégé au Parlement, souligne l’ONG Al Bawsala, observatoire de la vie publique tunisienne. A noter que, de son côté, l’ONG Human Right Watch l’a appelé à enfin mettre en place une Cour constitutionnelle, essentielle pour parachever la démocratie du seul pays à continuer sa transition parmi ceux touchés par les soulèvements arabes en 2011.
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Message par georges le Lun 18 Nov - 4:33

"On ne peut transformer la Tunisie en Arabie saoudite. Ennahdha l'a compris"

Une femme tient le drapeau national le 14 janvier 2016 dans l'avenue Habib Bourguiba à Tunis pour marquer le cinquième anniversaire de la révolution tunisienne. (FETHI BELAID / AFP)
Une femme tient le drapeau national le 14 janvier 2016 dans l'avenue Habib Bourguiba à Tunis pour marquer le cinquième anniversaire de la révolution tunisienne. (FETHI BELAID / AFP)
Le parti islamiste doit annoncer des changements importants lors du 10e congrès organisé ce week-end. Explications avec le politologue Riadh Sidaoui, qui tempère l'importance de la mue en cours.

Par Céline Lussato
Publié le 20 mai 2016 à 15h15

C'est un congrès historique que les leaders du parti islamiste tunisien Ennahdha promettent entre le 20 et le 22 mai. L'occasion de mettre en place la révision doctrinale qui accompagne la mue du parti - celui-ci restant toutefois dirigé par le même homme depuis sa création : Rached Ghannouchi. Le politologue tunisien Riadh Sidaoui, directeur du Centre arabe de recherches et d'analyses politiques et sociales (Caraps, Genève), décrypte la situation.

Le leader historique du parti islamiste tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, annonce de profondes mutations à la veille du Congrès de ce week-end. Le parti va-t-il connaître une réelle révolution interne ?

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Ennahdha est un front, c'est le rassemblement de plusieurs courants. Certains sont aujourd'hui marginalisés, d'autres au contraire ont pris l'ascendant sur le parti. Il faut connaître cette structure pour comprendre ce qui va se dérouler au Congrès de ce week-end. Aujourd'hui, la plus forte de ces tendances est celle des Frères musulmans. Inversement, il y a eu dans les années 1970 et 1980 un courant pro-iranien assez fort, aujourd'hui disparu.

Structurellement, les deux courants les plus importants à distinguer sont ceux que l'on nomme "de l'extérieur" et "de l'intérieur". Le premier est emmené par ceux qui ont quitté la Tunisie sous Ben Ali pour vivre à Londres. Son leader est Rached Ghannouchi. Le second est formé par ceux qui ont été opprimés par Ben Ali. Ils ont pour la plupart passé de longues années en prison.

Après la révolution, le groupe "de l'extérieur", plus modéré, plus ouvert sur l'Occident, a gardé la tête du mouvement. Mais le leadership de l'intérieur a fait pression toutes ces années au sein du parti pour radicaliser le discours d'Ennahdha. Mais le parti n'est pas ouvert. S'il est animé de conflits intenses, il est rare de savoir ce qui se trame réellement à l'intérieur. La discipline interne est très forte et les conflits - très nombreux - ne sortent pas.

Remarquons que la tendance modérée avait déjà marqué des points lors du dernier scrutin législatif. Le clan Ghannouchi avait en effet écarté alors deux faucons du parti, les empêchant de se représenter : Sadok Chourou et Habib Ellouze.

Autre point capital pour comprendre ce qui va se passer : depuis la fondation de Ennahdah, il n'y a qu'un seul véritable maître à bord : Rached Ghannouchi. On ne peut parler d'un parti démocratique. C'est un parti fondé et incarné par un chef historique qui n'a pas laissé sa place à une nouvelle génération. Il continue à dominer le parti.

Rached Ghannouchi le 20 mars 2015 à Tunis. (AFP PHOTO / FETHI BELAID)

Quelles peuvent donc être les évolutions du parti ?

L'aile libérale domine le parti et nous pouvons nous attendre à quelques changements. Mais sans grand tournant en matière de gouvernance il me semble. Le parti est dans une situation compliquée : il n'a pas gagné les dernières élections, et les Frères musulmans subissent une vague d'oppression très forte dans le monde arabe. On connaît la situation en Egypte mais n'oublions pas aussi que les Pays du Golfe ont inscrit le mouvement sur la liste des organisations terroristes… Prendre ses distances avec l'organisation n'est peut-être qu'un choix pragmatique.

Par ailleurs, compte tenu de la situation intérieure tunisienne, c'est-à-dire l'échec relatif de leur dernier épisode de gouvernement avec la troïka, mais aussi la situation économique du pays et la défiance d'une partie de la société tunisienne, le clan de Londres semble tout simplement plus à même de gérer le parti que les faucons. Je pense d'ailleurs que ces derniers vont accepter le maintien de la mainmise de Rached Ghannouchi sur le parti.

Rached Ghannouchi voulait, en s'inspirant du modèle turc, prôner une réconciliation entre l'héritage du passé et la modernité, une synthèse entre laïcité et religion. Il se présente comme un homme de synthèse. Affirmer vouloir aller vers un parti plus civil ne va pas à l'encontre de ses précédentes prises de position.

La vraie question qui va se poser c'est l'après-Ghannouchi. Toutes les contradictions du parti apparaîtront avec son départ ou sa disparition. Lui-même a parfois tenu un discours puis son anti-discours, on ne sait pas toujours ce qu'il pense. Si lui parvient à mener le parti avec toutes ses tendances et ses contradictions, un autre parviendra-t-il à le faire après lui?

Dans ces récentes interviewes il se dit inquiet de la radicalisation de certains courants islamistes. Mais Ennahdha lui-même a flirté avec les radicaux…

Après son accès au pouvoir après 2011, Ennahdha a voulu utiliser la carte des salafistes et même des takfiristes. Il y avait cette relation ambiguë entre les chefs d'Ennahdha et ceux par exemple de Ansar al-charia, désormais considéré désormais comme une organisation terroriste – il existe notamment des photos de nahdaouis avec le leader de ce mouvement Abou Iyadh.

Rappelons que la police tunisienne a laissé filer Abou Iyadh après l'attaque de l'ambassade américaine alors qu'il était encerclé dans la mosquée el-Fath à Tunis. A cette époque, le ministre de l'intérieur n'est autre que Ali Larayedh d'Ennahdha. Le parti n'a pas voulu avoir de rupture nette avec cette branche locale d'al-Qaïda. Pour ne pas se priver de cet électorat mais aussi parce que ses militants pouvaient éventuellement servir lorsqu'il fallait en faire descendre quelques-uns dans la rue. Il faudra attendre 2013 pour avoir une rupture.

Lorsque Rached Ghannouchi affirme que Ennahdha va désormais séparer le politique du religieux, qu'est-ce que cela signifie ? Ennahdha ne sera plus un parti islamiste ?

Avant de devenir un parti politique, Ennahdha se présentait comme un groupe de prêcheurs désireux de revenir aux valeurs "pures" de l'islam. Ce n'est que plus tard qu'ils se sont présentés comme un parti politique. Mais ils ont gardé les deux facettes dans la même structure. On les a longtemps accusés d'utiliser les mosquées pour leur propagande par exemple. Mais les mosquées sont pour tous les musulmans, pas pour un seul parti politique. Ennahdha fait donc aujourd'hui marche arrière en affirmant vouloir séparer le politique de la propagande religieuse.

Après la chute des islamistes au pouvoir en Egypte et surtout l'inscription sur la liste des organisations terroristes par les Emirats, Ennahdha doit, pour sa survie, prendre ses distances et va marteler "on n'est pas des Frères musulmans" de plus en plus fort. Mais cela reste un parti islamiste. Il est difficile de le voir autrement. C'est vrai qu'il y a les partis démocrates chrétiens en Europe, mais Ennahdha ne peut pas devenir laïc même s'il peut devenir démocrate. Lors des dernières élections le parti a accepté sa défaite et n'a pas gardé le pouvoir pas la force mais cela reste un parti religieux.

C'est une conception purement tunisienne de l'islam politique qui se construit ici ?

On peut donner une chance encore à Ennahdha afin qu'elle s'éloigne de plus en plus des Frères musulmans et de l'islam radical pour devenir un modèle pour les autres partis islamistes dans le monde arabe.

Il y a une radicalisation en ce moment dans le monde arabe. Mais la société tunisienne est très différente des autres sociétés du monde arabe. Ennahdha a compris qu'on ne peut appliquer la charia à la saoudienne en Tunisie. On ne peut pas accepter la polygamie en Tunisie par exemple. Après la chute du pouvoir de Ben Ali, la Tunisie s'est trouvée dans un vide du pouvoir. Il n'y avait que les islamistes dans le paysage politique organisé. Ils ont essayé d'imposer une islamisation de la Tunisie par la force du pouvoir mais la société civile tunisienne et notamment les femmes ont résisté.

Le leadership de Ennahdha a compris que la société civile tunisienne ne renoncerait pas facilement à ses acquis. On ne peut pas revenir en arrière, ni transformer la Tunisie en Arabie saoudite. Ils s'adaptent donc à la fois au contexte international et local pour assurer leur survie.

Propos recueillis par Céline Lussato
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Message par yacoub le Mer 20 Nov - 13:52

La Troisième République Tunisienne

Table des matières : http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2014/04/tables-des-matie… ...... Ce nouveau blog est ma contribution à la réussite de la révolution tunisienne. PS : J'utilise la rubrique "commentaires" pour "actualiser" l'article, par des commentaires piochés dans FB, ou par des liens vers d'autres articles pour un autre éclairage ...


samedi 20 juillet 2013 "L'islam n'a RIEN APPORTE à l'humanité : c'est un poids mort qui pèse sur elle"

L'islam se meurt, par la faute de ceux-la mêmes qui prétendent le défendre : les islamistes.
Et c'est un universitaire égyptien, ex Frère musulman qui le dit et qui prédit l’effondrement du monde musulman. Il sait de quoi il parle, pour avoir vécu de l'intérieur dans cette secte, qui veut sa peau depuis qu'il l'a quittée et ouvert les yeux sur l'islam qu'il tente de comprendre par lui-même en étudiant l'histoire de cette religion et ses sources : coran & hadiths !
R.B

Ahmed Abdel Samad


Abdel el Samad avait prédit, avant le déclenchement des révolutions arabes, l'effondrement du monde musulman sous le poids d'un islam incapable de prendre le virage de la modernité, et l'immigration massive vers l'Occident qui s'en suivrait.
L'Occident a intérêt à soutenir les forces laïques et démocratiques dans le monde musulman. Et chez nous, il faut encourager la critique de l'islam au lieu de la réprimer sous prétexte de discours de haine.


En apaisant les islamistes et en accommodant leurs demandes obscurantistes dans nos institutions, on ne fait que retarder un processus qui serait salutaire pour les musulmans eux-mêmes, et pour l'humanité.


L’auteur ne ménage pas ses critiques à l’égard des musulmans : « Ils ne cessent de se vanter d’avoir transmis la civilisation grecque et romaine aux Occidentaux, mais s’ils étaient vraiment porteurs de cette civilisation pourquoi ne l’ont-ils pas préservée, valorisée et enrichie afin d’en tirer le meilleur profit ? »


Et il pousse le questionnement d’un cran : « Pourquoi les diverses cultures contemporaines se fécondent mutuellement et s’épanouissent tout en se faisant concurrence, alors que la culture islamique demeure pétrifiée et hermétiquement fermée à la culture occidentale qu’elle qualifie et accuse d’être infidèle ? »
Et il ajoute : « Le caractère infidèle de la civilisation occidentale n’empêche pas les musulmans de jouir de ses réalisations et de ses produits, particulièrement dans les domaines scientifiques, technologiques et médicaux. Ils en jouissent sans réaliser qu’ils ont raté le train de la modernité lequel est opéré et conduit par les infidèles sans contribution aucune des musulmans, au point que ces derniers sont devenus un poids mort pour l’Occident et pour l’humanité entière. »  


L’auteur constate l’impossibilité de réformer l’islam tant que la critique du coran, de ses concepts, de ses principes et de son enseignement demeure tabous ; cet état de fait empêche tout progrès, stérilise la pensée et paralyse toute initiative.


S’attaquant indirectement au coran, l’auteur se demande à quels changements profonds peut-on s’attendre de la part de populations qui sacralisent des textes figés et stériles et qui continuent de croire qu’ils sont valables pour tous les temps et tous les lieux.


Ce blocage n’empêche pas les leaders religieux de répéter avec vantardise et arrogance que les musulmans sont le meilleur de l’humanité, que les non-musulmans sont méprisables et ne méritent pas de vivre !


L’ampleur de la schizophrénie qui affecte l’oumma islamique est remarquable.


L’auteur s’interroge : « Comment l’élite éclairée dans le monde islamique et arabe saura-t-elle affronter cette réalité ? Malgré le pessimisme qui sévit parmi les penseurs musulmans libéraux, ceux-ci conservent une lueur d’espoir qui les autorise à réclamer qu’une autocritique se fasse dans un premier temps avec franchise, loin du mensonge, de l’hypocrisie, de la dissimulation et de l’orgueil mal placé. »


Cet effort doit être accompagné de la volonté de se réconcilier avec les autres en reconnaissant et respectant leur supériorité sur le plan civilisationnel et leurs contributions sur les plans scientifiques et technologiques.


Le monde islamique doit prendre conscience de sa faiblesse et doit rechercher les causes de son arriération, de son échec et de sa misère en toute franchise afin de trouver un remède à ses maux.


Le professeur Abd el Samad ne perçoit aucune solution magique à la situation de l’Oumma islamique tant que celle-ci restera attachée à la chariaa qui asservit, stérilise les esprits, divise le monde entre croyants musulmans et infidèles non-musulmans ; entre "dar el islam" et "dar el harb" (les pays islamiques et les pays à conquérir).


L’auteur croit qu’il est impossible pour l’oumma islamique de progresser et d’innover avant qu’elle ne se libère de ses démons, de ses complexes, de ses interdits et avant qu’elle ne transforme l’islam en religion purement spirituelle invitant ses adeptes à une relation personnelle avec le créateur sans interférence de la part de quiconque; fusse un prophète, un individu, une institution ou une mafia religieuse dans sa pratique de la religion ou dans sa vie quotidienne.

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