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 "Le christianisme existait déjà avant la venue du Sauveur" (St Augustin).

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yacoub
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MessageSujet: "Le christianisme existait déjà avant la venue du Sauveur" (St Augustin).   Sam 10 Juin - 16:45

"Le christianisme existait déjà avant la venue du Sauveur" (St Augustin).


1 - Les figures divines

Au mythe du Dieu-Sauveur s'est incorporé beaucoup d'éléments de récits couramment répandus en Orient, en rapport avec d'autres divinités, ayant tout aussi bien trait à des sauveurs du monde, souffrants ou exécutés pour leurs actes, et tous antérieurs à l'élaboration du mythe chrétien : Adad (Assyrie); Adonis, Apollon, Dionysos-Bacchus, et surtout Orphée (Grèce); Osiris, Sérapis, Horus (Égypte); Zarathoustra/Zoroastre, Mithra (Perse); Alcides (Thèbes); Attis (Phrygie); Baal (Phénicie); Crite (Chaldée); Bali (Afghanistan); Bouddha (Inde); Deva Tat (Siam) ; Hesus ou Esus (Celtes et Druides antiques); Indra (Tibet); (Népal); Krishna (Inde); le Mikado (shintoïsme); Odin (Scandinavie); Prométhée (Caucase); Quetzalcoatl (Mexique); Tammuz (Syrie), Thor (Gaules) le Monarque universel des Sibylles; Xamolxis (Thrace); Zoar (Bonzes orientaux)
Les principales figures :
Bouddha

Bien que la plupart des individus non informés croient à tort que Bouddha aurait réellement vécu vers 500 avant J.-C., les caractéristiques de la figure de Bouddha peuvent également être établies comme compilation de traits empruntés à des divinités humanisées, à des figures légendaires et à des personnages historiques divers antérieurement et postérieurement à l'existence alléguée de Bouddha. - cf. Pagan Christs, par J.M. Robertson -. La figure de Bouddha a ceci de commun avec celle du Christ que Bouddha fut préservé du péché en naissant de la Vierge Maya. Il accomplissait des miracles et des merveilles. Il écrasa la tête d'un serpent. Il mit fin à l'idolâtrie. Il accéda au Nirvana, ou aux "cieux". Il était regardé comme le "bon pasteur". - Isis dévoilée, par Helena Blavatsky, vol. II, pp. 209, 537-538.
Orphée

Orphée, apparu 13 siècles avant le Christ, fut un grand réformateur religieux. Si l'on en croit l'historien latin Horace, il fut l'interprète sacré des dieux. Il était le fils d'un roi de Thrace Œagre, mais selon les légendes, il serait fils d'Apollon, dieu solaire, et de la muse Calliope. D'ailleurs, il était lui-même musicien et poète. Sans qu'aucun auteur ancien n'en fasse mention, dès sa jeunesse, il quitta le pays pour l'Egypte, où il fut acceuilli par les prêtres de Memphis. Après vingt ans dans les écoles de mystère, il retourna en Thrace et entreprit de profondes transformations dans l'organisation religieuse. Sa tombe devint un lieu de pèlerinage. Orphée est surtout connu par la légende de sa descente aux enfers. Mi-homme, mi-dieu, il est devenu un personnage mythologique dont le nom signifie "la lumière de d'amour". Il serait à l'origine des mystères d'Eleusis qui apparaissent dès le VIIe siècle. Prélude au christianisme, l'orphisme constitue à la fois une religion secrète à caractère initiatique et une philosophie : l'âme, prisonnière du corps, porte le fardeau d'un crime originel ; elle ne sera libérée qu'au terme de nombreuses incarnations en se purifiant par les jeûnes, l'ascétisme et l'initiation spirituelle. C'est aussi la promesse d'une vie post-mortem. Ces rapprochements avec le christianisme ont été mis en lumière par André Boulanger, qui cite un autre auteur dans son livre Orphée. Voici l'opinion de ces auteurs : "Le passage du christianisme judaïque au christianisme hellénique, du fait historique de Jésus au fait mystique du Christ, se serait opéré grâce à l'orphisme, la christologie de Paul étant purement et simplement une transposition de l'orphisme. Entre les deux doctrines, il y a mieux que des ressemblances, il y a identité pour tout l'essentiel. Par conséquent, établir que les éléments mythiques du Christ paulinien dérivent de l'orphisme équivaut à chercher jusqu'à quel point la résurrection mystique dans le christianisme dérive de l'orphisme". - Encyclopédie de l'ésotérisme -T. 2 Religions non chrétiennes- Jacques d'Ares, 1974 -
Dionysos

Antérieur à l'orphisme, le culte associé à Dionysos contient des rites orgiaques qui impliquent que l'initié s'abandonne à sa nature animale pour en éprouver le pouvoir fécondant et la plénitude. Le vin était le moyen d'abaissement de conscience nécessaire à la révélations de secrets de la nature dont l'essence était symboliquement représentée par un accomplissement érotique et sacré : l'union de Dionysos et d'Ariane, sa compagne. Le second degré de l'ivresse, nous avons l'extase ressentie aux sons mélodieux de sa lyre. Associé à l'orphisme, on retrouve dans cette religion des caractéristiques qui préfigurent le christianisme : mi-homme mi-dieu, Dionysos était aussi ce héros qui souffre, qui meurt et qui ressuscite.
Horus

Les histoires de Jésus et d'Horus sont très semblables, le mythe d'Horus ayant contribué de surcroît à la désignation de Jésus comme le Christ. Les légendes autour d'Horus sont vieilles de plusieurs milliers d'années, et il partage les traits suivants avec Jésus : Horus naquit d'une vierge un 25 décembre. Il eut 12 compagnons ou disciples. Il fut mis au tombeau et ressuscita. Il était désigné comme la voie, la vérité, la lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le bon berger, et troisième personne de la trinité divine (Osiris-Isis-Horus). Il faisait des miracles, et éleva un homme, El-Azar-us, d'entre les morts. L'épithète personnelle d'Horus était "Iusa", "le fils jamais procréé" de "Ptah," le "père" - Churchward, op. cit., p. 365. Cf. aussi le livre Votre Église ne veut pas que vous lisiez, pp. 15-16.-. Horus était encore désigné comme "le KRST," ou "Oint," longtemps avant que les chrétiens n'en aient reproduit l'appellation - Churchward, ibid., p. 397. Cf. également : Le Livre égyptien des morts, par Massey, pp. 13 et 64. -. Matériellement, à Rome dans les catacombes on peut encore contempler des images d'Horus-enfant porté par Isis, sa mère vierge, la "Madonne et l'enfant" originels - Churchward, ibid., p. 366. -
Osiris

La légende d'Osiris est multiforme. Ce dieu défunt est le souverain-juge qui préside le tribunal au jugement dernier (scène de la pesée de l'âme ou psychostase) comme l'est Jésus sur le tympan des cathédrales et de certaines basiliques ; Thot sert de médiateur au Tribunal de Dieu comme Jésus. En bien des points, la religion égyptienne a inspiré les religions juive et chrétienne, de La Genèse à l'Apocalypse. On y trouve des concepts analogues, la même morale, la confession, le rituel de purufication par ablutions et celui du pain et du vin consacrés... issu du courant ésotérique osirien, le christianisme vulgarisé et figé en dogmes a perdu de sa vitalité. - Livre des morts des anciens égyptiens, Kolpaktchy, éd. Omnium Littéraire -.
Sérapis

Cliquez pour agrandir Créé par Ptolémée 1ier, Sérapis, ce dieu composite (Zeus-Osiris-Apis) qui promet le salut et qui soulage les affligés, devait unir les Grecs et les Égyptiens dans un même culte. C'est une première esquisse du dieu des chrétiens, mort sur la croix, présenté comme le Sauveur par Ptolémée. N'y a-t-il pas une ressemblance flagrante entre le visage du Christ et celui de la statue de Sérapis récemment sauvée des eaux à Alexandrie ?
"Le rêve d'Alexandre le Grand était d'unir l'Orient et l'Occident en un seul empire et d'entraîner le retour de l'âge d'or. Cette pensée fondée sur une théogonie solaire fut reprise, dès la mort du grand conquérant, par la dynastie grecque installée sur le trône d'Égypte : les Ptolémées, dont Cléopâtre fut le dernier monarque régnant. Ayant fondu les religions grecques et égyptiennes dans le culte de Sérapis, les Ptolémées, possesseurs de la dépouille mortelle d'Alexandre, reportèrent sur eux l'onction divine accordée par le Roi du monde, avant que cette consécration ne se porte sur Rome, au siècle d'or de Virgile et d'Auguste." - Jean-Michel Angebert, Le Livre de la Tradition, R. Laffont éd. - Après la victoire d'Actium sur Antoine et Cléopâtre (31 av.J-C), c'est à Octave Auguste qu'elle revint par la suite et le titre de Souverain Pontife des empereurs romains et bizantins surpassa de loin celui de Pharaon, roi d'Egypte.
Krishna

Les similitudes entre la figure chrétienne et le Messie indien sont particulièrement nombreuses: Krishna fut engendré de la Vierge Devaki ("une qui est divine"). Il est appelé le Dieu-berger. Il est la deuxième personne de la trinité divine. Il fut persécuté par un tyran qui aurait commandé la mise à mort de milliers d'enfants en bas âge. Il fit des miracles et des merveilles. D'après certaines traditions il mourut attaché à un arbre. Il est monté aux cieux.
Mithra

L'histoire de Mithra, le "Dieu-Soleil" de Perse, précède le mythe chrétien d'au moins 600 ans. Mithra a les caractéristiques suivantes en commun avec le Christ: Mithra est né dans une grotte d'une vierge un 25 décembre. Il était considéré comme un grand sage et un maître qui voyageait beaucoup. Il était appelé "le bon berger". Il était considéré comme "la voie, la vérité et la lumière". Il était encore appelé "le rédempteur", "le sauveur", "le Messie". Il était associé au taureau. Son jour sacré était le dimanche, le "jour du Seigneur," des centaines d'années avant l'émergence du mythe du Christ. Il était particulièrement célébré autour de la période de l'année qui deviendra les fêtes de Pâques. Il avait 12 compagnons ou disciples. Il accomplissait des miracles. Il fut enterré dans un tombeau. Après trois jours il se leva. Sa résurrection était célébrée chaque année. Les paroles de la Cène sont empruntées à celle des sectateurs de Mithra.
Prométhée

On a affirmé que le Dieu Grec Prométhée venait d’'Egypte, mais son drame se situa en fait dans les montagnes du Caucase. Prométhée partage avec le Christ de nombreux points communs. Prométhée descendit du ciel comme un Dieu pour s’incarner en homme afin de sauver l’humanité. Il fut crucifié, souffrit et fut ressuscité. Il fut appelé le Verbe ou le Mot. Cinq siècles avant l’ère chrétienne, le célèbre poète Grec Eschyle écrivit Le Bond de Prométhée, qui fut d’après Taylor présenté au théâtre à Athènes. Taylor affirme que dans la pièce Prométhée est crucifié "sur un arbre fatal " et que le ciel devient sombre : "L’ombre tombant à la fin de la pièce, lorsque Prométhée souffrait encore, était facilement obtenue sur scène en éteignant les lampes ; mais quand la tragédie devient histoire, et la fiction un fait, la lampe du jour ne peut s’éteindre aussi aisément. On ne peut donc nier que l’obscurité miraculeuse qui d’après les Evangélistes, a suivi la crucifixion du Christ, est précisément victime de ce même manque total de preuves." La tradition affirme que Prométhée fut crucifié sur un rocher, mais cependant certaines sources indiquent qu’il fut crucifié sur un arbre et que les Chrétiens modelèrent l’histoire et/ou mutilèrent le texte, comme ils le firent avec les oeuvres de tant d’auteurs anciens. Quoiqu’il en soit, le Soleil caché par l’obscurité constitue un parallèle avec le récit chrétien de l’obscurité qui tomba quand Jésus fut crucifié. Cet événement remarquable, qui n’est pas enregistré dans l’histoire, n’est explicable qu’à l’intérieur d’un mythe et comme partie d’une pièce récurrente.
Il n'y a pas lieu d'entrer ici dans le détail de l'analyse des mythes ayant rapport à chacune des divinités ayant contribué à la constitution de la figure judéo-chrétienne de Jésus; qu'il suffise de préciser qu'il y a pléthore d'ouvrages permettant d'établir que ce qui entre ici en cause n'est en rien une question de "foi" ou de "croyance." (Cf. entre autres : CUMONT Franz, Les Mystères de Mithra, Ed. d'Aujourd'hui, 1985, XVIII - 258 p.
- Albrecht Dieterich (1866-1908) avait déjà établi dans sa Liturgie de Mithra (1903, 2e éd., 1910) un certain nombre de faits significatifs, parmi lesquels :
- le terme "sacrement" n'est rien d'autre qu'une traduction du grec correspondant à "mystère",
- les conceptions du croyant comme "enfant de Dieu" et d'une renaissance possible de l'être sont communes à tous les cultes à mystères de l'Empire romain: Mithra, Isis, Attis, Apollon, etc.
- l'acte de manger le dieu au cours d'une célébration pratiquée déjà dans le culte mithriaque correspond au thème de l'union sacrée.
- La hiérarchie des fonctions, caractéristique du clergé chrétien, est quasiment identique à celle des prêtres de Mithra à laquelle elle a été substituée, et la papauté vaticane elle-même est bâtie sur le modèle du règne de Mithra, ce dernier partageant nombre d'attributs avec Jésus, et qui fut élaboré bien antérieurement à la figure de Jésus. - Robertson, op. cit. cf. aussi:
- Carl-Gustav JUNG, Wandlungen und Symbole der Libido (1912), trad. française: Métamorphoses et symboles de la libido, Aubier-Montaigne, 1931
- KRAMER Samuel Noah, Le Mariage sacré à Sumer et à Babylone, Berg International, 1983, 228 p. Traduit de l'anglais et adapté par J. Bottéro...)
Dans les faits, le mythe de Jésus présente de remarquables parallélismes avec l'histoire de Krishna, jusque dans les détails, telle que présentée par le mythologue et distingué érudit Gérald Massey, il y a déjà plus d'un siècle, tout aussi bien que par le révérend Robert Taylor il y a plus de 160 ans, parmi d'autres:
- Christianisme gnostique et historique, par Massey (cf. infra). Cf. aussi le Diegesis, par le Rév. Robert Taylor (Health Research), Les 16 sauveurs crucifiés du monde, par Kersey Graves, Pagan Christs, par J.M. Robertson, les travaux de Hilton Hotema (Health Research), Les fois païennes et chrétiennes, par Edward Carpenter (Health Research), et Désillusions et mythes de la Bible, par Lloyd Graham.
- Le conte de Krishna tel qu'il figure en bonne place dans les Veda hindous a été daté comme remontant à 1400 avant J.-C., datation basse - Graves, op. cit., p. 15.
- Israël a eu d'autres Messies avant J.-C., et les Pharaons étaient aussi désignés Fils de Dieu (Fils de Râ, le Dieu-Soleil)... d'ailleurs, Alexandre-le-Grand brigua ce titre.
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MessageSujet: Re: "Le christianisme existait déjà avant la venue du Sauveur" (St Augustin).   Mar 13 Juin - 16:30


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MessageSujet: Re: "Le christianisme existait déjà avant la venue du Sauveur" (St Augustin).   Sam 25 Nov - 10:43

Qui sont les évangélistes ?

Nous connaissons la vie de Jésus par les écrits des évangélistes. Qui sont-ils ? Ont-ils vraiment existé ? Jacques Nieuviarts, assomptionniste, bibliste, répond aux questions de Sophie de Villeneuve. Publié le 21 septembre 2015.

Le Christ entouré des évangélistes. Vitrail du XVe siècle. ©️ Sammyday/Creative commons

Sophie de Villeneuve : Les évangélistes ont-ils connu Jésus ? Sont-ils dignes de foi ? Se connaissaient-ils ?

J. N. : Je pense qu'ils ne se connaissaient pas, mais qu'ils avaient une connaissance commune qui est le trésor de la foi, le bien de toute la première Eglise qui vivait de ce message qui était en train de se transmettre.



Ont-ils connu Jésus ? Est-ce qu'on le sait ?

J. N. : On parvient à le savoir, en analysant leur manière de parler. Et puis les tout premiers Pères de l'Eglise en parlent aussi, d'un Matthieu par exemple qui a écrit en araméen. Matthieu est d'abord un disciple qui a connu Jésus. Dans son évangile, il parle d'un scribe qui prend de son trésor du vieux et du neuf, et on se dit que c'est son propre portrait qu'il fait là. Mais c'est un autre, qui a très bien connu Matthieu, qui rédigera l'évangile que nous connaissons aujourd'hui, aux alentours des années 80.



On sait aussi qu'il s'adresse à une population particulière.

J. N. : Il suffit de lire son évangile pour voir qu'il fait sans cesse référence aux Ecritures. A dix reprises il écrit : « C'était pour que s'accomplisse en plénitude la parole qui a été dite aux prophètes ». Il est enraciné dans les Ecritures, et il est aussi en lutte contre le judaïsme de son époque, dont il est issu et pétri. Quand le groupe des disciples de Jésus, peu à peu, va se développer, il va y avoir, après la chute de Jérusalem, une scission douloureuse dans le judaïsme, un conflit interne. On a parlé de l'antijudaïsme de Matthieu, il s'agit plutôt d'une animosité parce que tous n'avaient pas reconnu Jésus.



Et Luc ?

J. N. : Luc aime les pauvres, les pécheurs. Quand il parle, il parle à des pauvres. Dans les béatitudes, quand Matthieu dit « Heureux les pauvres », Luc dit : « Heureux vous les pauvres ». Il écrit en milieu païen, en faisant très peu référence à l'Ecriture.



Vers quelle époque a-t-il écrit ?

J. N. : Comme Matthieu, vers 80. Luc n'est pas un disciple de la première génération, il le dit dès le début, en s'adressant à « Théophile », nom qui veut dire « ami de Dieu ». Il écrit en terre non juive, on pense que c'est à Antioche, pour des chrétiens qui venaient du paganisme, hors d'Israël. On sait par l'Epitre aux Colossiens et par le témoignage de saint Irénée que Luc était proche de Paul et qu'il était médecin.



Marc ?

Marc donne son évangile dix ans avant Matthieu et Luc, c'est le premier des quatre. C'est aussi le seul qui utilise le mot « évangile », ce livre qui a l'apparence d'une biographie, qui saisit l'essentiel de la vie de Jésus, mais qui l'utilise comme une catéchèse pour la foi. On sait qu'il était proche de Pierre, et dans les Actes des Apôtres, il apparaît sous le nom de Jean Marc. Les Pères de l'Eglise attestent qu'il a reçu le témoignage direct de l'apôtre Pierre. C'est donc un disciple de deuxième génération, mais qui tient son évangile d'un témoignage de première main.



Et Jean, en quelle année ?

J. N. : Vers l'an 100. Jean a connu Jésus, c'est le disciple Jean. Et même si ce n'est pas lui qui a écrit (il aurait dû atteindre l'âge de 90 ans pour cela), c'est bien son témoignage qui constitue le cœur de cet évangile, et qui a été transmis par ce qu'on appelle la communauté johannique. C'est un évangile qui a une teinte mystique, une écriture très grecque, une facture particulière où l'on oppose les ténèbres et la lumière, la vie la mort, le jugement... Les quatre évangélistes, quatre fresques aux couleurs très différentes pour nous dire le même mystère.



On parle des évangiles synoptiques, de quoi s'agit-il ?

J. N. : Cela veut dire qu'ils se lisent « d'un seul coup d'oeil ». On a vu que l'évangile de Jean est particulier. En revanche, Matthieu, Marc, Luc sont très proches, au point qu'on les a présentés en trois colonnes. Cette mise en regard nous a aidés à comprendre que Matthieu et Luc ont dû connaître l'évangile de Marc. Ils ont aussi des éléments communs que Marc n'a pas. On a donc fait l'hypothèse d'une source commune à tous deux. Et puis chacun a des éléments propres, et c'est ainsi qu'on a vu la genèse des évangiles. Jean est d'une autre facture. Les synoptiques ont une seule montée à Jérusalem, avant la Passion, pour montrer l'enjeu de la vie de Jésus et ce qui le mène à la mort et à la résurrection. Jean, lui, est plus proche de la réalité, il montre Jésus qui se rend souvent à Jérusalem pour les fêtes ou les pèlerinages.



Pour vous, quel est l'évangile le plus facile à lire quand on ne connaît pas très bien la vie de Jésus ?

J. N. : J'ai longtemps aimé lire Jean, un mystique, qui nous porte, puis j'ai beaucoup lu avec des groupes l'évangile de Marc, parce qu'il est le plus court. Aujourd'hui, je conseillerais l'évangile de Luc, parce qu'il aime les pauvres et les pécheurs, parle beaucoup du pardon, fait une grande place aux femmes. On se sent bien dans l'évangile de Luc, il y a chez lui une belle espérance.



Écouter l'émission Mille questions à la foi de Radio Notre-Dame, animée par Sophie de Villeneuve, avec le P. Jacques Nieuviarts

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